OCIM
18 novembre 2019

L’or, un investissement stratégique

Pourquoi détenir de l’or physique dans un portefeuille d’investissement ?

L’OR EST UNE VALEUR REFUGE

L’or ne fait pas faillite !

L’or physique conserve toujours une valeur intrinsèque, et ce depuis plus de six millénaires, car il est un actif «tangible» et non un actif «papier» dépendant de la promesse d’un tiers et représentatif de sa dette.

L’or physique possède une qualité fondamentale qui le rend unique en comparaison des autres produits financiers : il ne présente aucun risque de contrepartie. En prenant possession de son or, un investisseur n’est pas exposé à la  défaillance d’un tiers. Il maîtrise alors directement son placement à tout moment. Par contraste, un investisseur qui détient une obligation encourt un risque de défaut de paiement sur les intérêts et le capital restant dû si l’emprunteur devient insolvable. Etre actionnaire au capital d’une société, cotée en Bourse ou pas, implique le risque de perdre entièrement son investissement si l’entreprise fait faillite…

L’actualité récente avec la crise généralisée des dettes souveraines nous montre bien que même des titres émis par des Etats ne sont pas sans risque et présentent un risque de contrepartie…

L’or preserve de l’inflation et de la recession !

La valeur de l’or exprimée en termes de biens réels ou de services est restée remarquable-ment stable depuis des siècles. Ainsi l’étude «The Golden Constant», réactualisée en 2009 par le World Gold Council démontre que l’or a maintenu son pouvoir d’achat depuis cinq siècles, l’étude ayant commencé avec des statistiques en Livre Sterling datant de 1560 ! Les Etats via leurs Banques Centrales pratiquent largement l’émission monétaire (le «Quantitative Easing») : la valeur des monnaies se déprécie donc mécaniquement car son offre devient quasi illimitée ! Ainsi même le «cash» devient risqué car les euros ou les dollars «achèteront» de moins en moins de biens et services mais surtout moins d’or...

L’or est aussi un « réservoir de  valeur » en cas de baisse de la croissance et de l’activité économique, de chômage aggravé (récession déflationniste). Dans ce scénario de crise, le prix des actifs économiques classiques (actions, Bourse, immobilier) se déprécient et le nombre des faillites augmente...Les investisseurs se réfugient alors  vers les actifs moins risqués («flight to quality») comme les titres monétaires et… l’or ! Une étude de simulation financière a démontré que pendant la Grande Dépression des années 1930 aux Etats-Unis, alors que l’indice Dow Jones perdait 90% de sa valeur de 1929 à 1932, 15% en or aurait couvert toutes les pertes subies sur le marché des actions !

L’or physique est donc une protection simple et efficace contre les deux scénarios de crise macro-économique, inflation ou récession, qui menacent actuellement l’économie mondiale.

L'or performe en situation de crise !

Comme un athlète de haut niveau qui réalise ses meilleures performances le jour de la compétition, l’or performe en situation de crise !

Prenons l’exemple récent et significatif de la crise bancaire de 2007 à 2009, (incluant un «pic» lors de l’épisode de la faillite de «Lehman Brothers» en septembre 2008): en 2 ans, les valeurs financières ont perdu 65% tandis que le cours de l’or en dollars augmentait de 40%! Lors de cette débâcle boursière, les gérants de fonds ont dû faire face à des «appels en garantie» massifs du fait de leurs positions de trading déficitaires et ce au même moment pour tous ! Les actifs pourtant considérés « sans risque » (obligations d’Etat, fonds monétaires)  ont vu leur liquidité s’assécher brutalement. L’or fut lors de cette crise l’un des rares actifs que les gérants de fonds purent vendre facilement pour répondre aux « appels en garantie »...

Cette bonne performance de l’or en temps de crise s’explique bien sûr par l’absence de risque de crédit lié à sa détention mais aussi par sa qualité d’actif « universel » offrant en tout temps un marché particulièrement liquide sur lequel s’échangent des volumes très importants et dont la valorisation est transparente et mondialement reconnue.

De plus, et contrairement aux actifs financiers classiques, la demande en or ne dépend pas uniquement du secteur de l’investissement. Le WGC estime qu’environ 60% de la demande d’or vient du secteur de la joaillerie, 13% de son usage industriel et technologique et le solde 27% de la demande d’investissement. Cette diversité de la demande pour le « produit or » est un facteur de stabilisation de sa valeur, même en période de crise financière.

L’OR EST UN ACTIF UNIVERSEL

L’or est liquide !

Le marché de l’or est celui qui offre  le plus de «liquidité»  au sens du volume des transactions : il s’échange chaque jour en moyenne 100 milliards de dollars US d’or sur les places financières de Londres,  New York et Tokyo. Ce volume est supérieur aux marchés des obligations d’Etat en Allemagne ou en Angleterre et ne tient pas compte des transactions réalisées sur d’autres marchés comme ceux de Hong Kong, Shanghai, Taiwan ou Istanbul... en progression constante ! Ainsi tout investisseur est assuré que le marché pourra « traiter » rapidement et à tout moment n’importe quel ordre d’achat ou de vente. A  contrario, ce n’est pas le cas pour l’autre grand actif «tangible» qu’est l’immobilier, dont chaque transaction spécifique est longue à réaliser.

L’or : une profondeur de marché !

Cette notion de la profondeur du marché («Market Depth») très importante et souvent sous-estimée se définit comme la valeur totale en actifs détenue par tous les acteurs d’un marché donné. Le World Gold Council estime qu’en 2010 environ 2,4 trillions de dollars US étaient détenus sous forme de lingots et de pièces par des institutions et des particuliers dans le monde. Ce chiffre de profondeur est, là encore, supérieur à ceux des marchés d’obligations d’Etat (exemple : les Gilts anglais). La principale vertu de cette profondeur est de permettre mondialement la réalisation de transactions de toutes tailles sans disruption du marché. Ainsi la cession de plusieurs centaines de tonnes d’or par le FMI en 2010, s’est réalisée sur le marché « gré à gré » («OTC») de façon fluide !

L’or : une valorisation simple et certaine !

Le cours du métal jaune est sans doute l’un des cours les plus suivi par les opérateurs financiers mais aussi par de nombreux secteurs industriels et technologiques ainsi que par des particuliers dans le monde entier ! Ce cours est établi à Londres officiellement par un « fixing », deux fois par jour, selon un rituel immuable depuis 1919 : les teneurs de marché agréés comparent l’offre et la demande mondiale en provenance de tous les opérateurs souhaitant participer à ce fixing jusqu’à obtention d’un prix d’équilibre, qui est ensuite publié par le LBMA  en dollars US, Euros et Livres Sterling.

Cette cotation universelle de l’or selon un mécanisme simple et transparent rend la valorisation de toute détention directe d’or physique incontestable en tout temps et en tous lieux.

L’OR EST UN PLACEMENT STRATEGIQUE 

L’or : la meilleure des diversifications !

L’or n’est la dette de personne ! Il ne peut donc pas subir d’impact défavorable dans un contexte de défauts de paiements généralisés : il n’est pas corrélé avec les actifs dits à risque. Des études statistiques du World Gold Council démontrent que les variations du prix de l’or sont décorrélées de celles des actifs les plus risqués et faiblement corrélés avec ceux des actifs traditionnels comme les principales Bourses d’actions, les obligations et l’immobilier. Cette faible corrélation avec les autres actifs financiers donne à l’or la capacité de diversifier un portefeuille.

Ainsi, l’or est non seulement un protecteur de valeur mais il permet aussi d’optimiser les performances d’un portefeuille d’investissement traditionnel : performance financière, réduction des risques. Cette propriété de diversification est valable aussi bien à court terme (optimisation tactique) qu’à long terme (optimisation stratégique).

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