OCIM
20 janvier 2020

L’argent, un actif résolument durable

Entre véhicules électriques et panneaux photovoltaïques, ce métal est devenu incontournable dans un nombre croissant de composants industriels liés au développement durable. De quoi alimenter une demande « verte » structurelle sur le long terme.

S’il est un exemple emblématique des Objectifs de développement durables (Sustainable Development Goals ou SDGs) tels qu’ils ont été exprimés par les Nations unies, c’est bien l’argent. Qu’on en juge. Plus de la moitié de l’argent produit dans le monde est aujourd’hui utilisée dans des applications industrielles, dont certaines sont devenues centrales dans les technologies avancées en lien direct avec certains SDG. Si nous sommes tous devenus interconnectés, nous le devons ainsi au rôle critique que joue l’argent dans le secteur électronique. Et nous profitons tous de la fiabilité et de l’efficience de technologies de pointe dans le secteur de la Cleantech pour les mêmes raisons.

Des propriétés chimiques et de conductivité uniques

Les propriétés chimiques et de conductivité propres à l’argent font de ce métal un composant industriel majeur dans un grand nombre d’applications électriques et électroniques. La révolution en cours dans les technologies vertes, favorisée par la croissance exponentielle des nouvelles générations de véhicules (New Energy Vehicles ou NEVs) et la poursuite des investissements dans l’énergie solaire, devrait prendre le relais et générer à leur tour une demande croissante pour ce métal dans le futur.

Commençons par le secteur du transport. Soutenus par un climat politique et culturel favorable et par une baisse continuelle des coûts, les NEVS devraient capter près de 17% des ventes automobiles globales d’ici à 2030, auxquels s’ajouteront les 20% de part de marché des véhicules hybrides. Or l’argent est utilisé au sein de ces véhicules pour connecter leurs composants électroniques les uns aux autres, sans compter le potentiel commercial lié au développement encore naissant des batteries zinc-argent. L’utilisation de l’argent dans les NEVS devrait donc croître massivement au cours des prochaines année, avec un impact significatif dans la demande futur de ce métal.

Solaire : une part croissante dans le mix énergétique mondial

Dans le secteur de l’énergie, l’argent est principalement utilisé dans des applications liées au solaire. Favorisée par les mêmes considérations macroéconomiques, de coût en baisse, d’incitations et d’investissements publiques (notamment au sein des grands bassins de population, comme le Chine et l’Inde), la part du solaire dans le mix énergétique mondial devrait poursuivre son essor et capter une part croissante des investissements énergétiques.

Mais voilà, bien que l’énergie solaire soit amenée à occuper une place sans cesse plus importante dans la production électrique mondiale, le volume d’argent utilisé par cellule photovoltaïque est amené à décliner parallèlement. Toutefois, cette tendance à la sobriété sera loin de disqualifier le métal dans ces usages, puisque ses propriétés de conductivité uniques empêcheront tout matériau de substitution d’égaler ses performances en matière de génération électrique par panneau. Par conséquent, cette baisse de l’utilisation unitaire du métal devrait finir par ralentir considérablement sur le long terme, permettant au secteur photovoltaïque de tirer la demande industrielle d’argent.

Pour toutes ces raisons, l’essor des nouvelles générations de véhicules individuels et de la production d’énergie solaire vont continuer de renforcer la demande « verte » pour l’argent à long terme, faisant de ce métal un actif résolument durable.

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